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Vue d'un refuge de pierre au crépuscule, lumière chaude aux fenêtres
Villages Marin Carignan 3 min de lecture

Dormir dans un refuge gardé : petit guide pratique

Une nuit en refuge ne se prépare pas comme une nuit d'hôtel. Sept points concrets pour ne pas arriver démuni, et bien partager le dortoir.

La première nuit en refuge gardé surprend toujours. On y entre comme dans une auberge, on y dort comme dans un dortoir scolaire, on y mange comme à la cantine d’un village. Ce mélange est une partie du plaisir : on accepte de poser ses habitudes à l’entrée et de suivre une organisation qui n’est pas la sienne.

Les conseils qui suivent sont pratiques. Ils éviteront quelques maladresses et rendront la soirée plus douce, pour vous comme pour les autres.

Réserver, même hors saison

La plupart des refuges fonctionnent désormais sur réservation. C’est obligatoire en juillet-août, recommandé au printemps et à l’automne, parfois requis tout l’hiver. Une réservation, c’est aussi une garantie pour le gardien : il prépare le repas en conséquence.

Si vous annulez, prévenez. Un appel suffit. Le gardien a sans doute refusé d’autres marcheurs en comptant sur vous.

Arriver à une heure raisonnable

Visez le milieu d’après-midi. Cela laisse au gardien le temps de vous installer, et à vous le temps de vous laver, de vous changer, de boire un thé et de préparer le matériel pour le lendemain. Arriver à dix-neuf heures, sac trempé, juste avant le service, complique tout.

Se déchausser à l’entrée

C’est la règle universelle des refuges. Les chaussures restent en bas, dans le local prévu, séchées à plat ou suspendues. À l’intérieur, on circule en chaussons fournis ou en chaussettes propres. La salle commune n’a pas vocation à recevoir la boue de douze marcheurs.

Composer son sac de couchage

La plupart des refuges fournissent une couverture, mais imposent un sac à viande (drap-housse léger qui tient en cocon). C’est une question d’hygiène, pas de confort. On en achète pour quinze euros, on le réutilise des années.

Si vous portez votre propre sac de couchage, prévoyez-le adapté à la saison. Un refuge non chauffé en mai descend à dix degrés la nuit, parfois moins.

Manger avec ce qui est servi

Le menu est unique. Soupe, plat, fromage ou dessert. Le gardien adapte parfois pour les régimes particuliers, mais cela se demande à la réservation. Sur place, ne réclamez pas.

Apportez votre frontale pour la lampe de table, si vous arrivez tard ou repartez à l’aube. Évitez les téléphones bruyants pendant le repas.

Le dortoir, sans drame

Vous serez douze, quinze, vingt dans la même pièce. Les ronflements existent, vous en faites peut-être partie sans le savoir. Des bouchons d’oreille en mousse changent la nuit. On les achète en pharmacie, on les jette le lendemain.

Préparez tout ce qu’il faut pour la nuit avant le coucher : vêtements de rechange à portée, frontale au pied du lit en mode rouge, sac fait pour le matin. Ouvrir un sac à dos à six heures réveille tout le dortoir.

Repartir tôt, et payer en partant

Beaucoup de refuges réveillent à cinq ou six heures pour les courses d’altitude. Le petit-déjeuner se prend rapidement, parfois debout. On règle la veille au soir ou au moment de partir, en espèces ou par carte selon les endroits. Pensez à vérifier sur le site avant la course.

Une dernière chose

Le gardien tient un registre des passages. Y inscrire son nom, son itinéraire prévu et l’heure de départ n’est pas une formalité. C’est une sécurité réelle en cas de retard ou d’incident. Cela prend dix secondes et peut sauver une journée à une équipe de secours.

Mots-clés

  • refuge
  • randonnée
  • pratique
  • alpinisme

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